Quelques réflexions sur la responsabilité universelle

January 31, 2018 Mongolian Handicrafts

 

Au cœur de ce monde, nous sommes de plus en plus interdépendants : les intérêts propres à l’individu sont indissociables des intérêts collectifs. Si nous n’éveillons pas dans les conscience le sens de la responsabilité universelle, si nous ne le nourrissons pas, nous mettrons en danger notre futur. – Dalai Lama

La responsabilité universelle est la meilleure réponse que j’ai trouvée pour que cohabitent bonheur individuel, paix dans le monde, exploitation juste des ressources naturelles et respect de l’environnement afin de léguer aux générations futures le meilleur.

Les individus et les dirigeants ont oublié les liens qui nous unissent en tant que « citoyens du monde ». Beaucoup de conflits dans le monde sont nés de la perte du sentiment d’appartenance à la « famille humaine ». Au-delà de la diversité des communautés, des couleurs, des religions, des cultures, les langues, des idéologies, n’oublions pas que les besoins de paix, de bonheur et d’harmonie dans les relations sont universels. Bien que des communautés, des chercheurs et de nombreux philosophes à travers le monde soient conscients de cela, rares sont ceux qui œuvrent dans ce sens.

Aujourd’hui, nous sommes entrés dans un nouveau millénaire incohérent et dysfonctionnel : crises économiques, trahisons politiques, confusion sociale, problèmes environnementaux, souffrances psychologiques, catastrophes nucléaires… Cette situation désastreuse est le résultat des actes des hommes, nous ne pouvons l’ignorer. Si nous comprenons que les enjeux sont l’avenir des générations futures et la survie des hommes, il est de notre responsabilité de trouver des solutions.

Pour le docteur Samuel Aun Weor, philosophe spécialisé en sciences sociales et anthropologie, la source des événements extérieurs est uniquement notre intérieur. En d’autres termes, ces désastres, ces crises, ces problèmes sont la manifestation des problèmes que nous avons en nous. A nous donc de porter une attention particulière à notre état intérieur. Tant que nous ne prendrons pas notre responsabilité à titre individuel, les actions engagées par nos dirigeants pour le bien-être de chaque citoyen seront infructueuses.

J’ai conscience que je ne peux demander à tous les êtres de devenir bouddhistes ou d’adhérer aux concepts tels que le karma, le dharma et la réincarnation. Néanmoins, chacun est capable de prendre conscience qu’il y a une urgence à préserver la nature, à agir pour le bien des futures générations et de tous êtres vivants de notre planète, tout comme nos ancêtres ont veillé à nous léguer une place digne de ce nom.

L’intensité de l’intention est l’élément-clé qui détermine la qualité de la réalisation d’un souhait. Si cette intention est sincère, toute action, toute initiatives politique, aura une portée positive. La Dalai Lama, qui est au service de la paix au sein des peuple et entre les pays, a toujours incarné une intention de fraternité, de bonheur collectif, de sens des responsabilités.

La réponse à un monde meilleur réside donc dans une pratique sincère de l’amour et de la compassion par chacun de nous, au quotidien, et non dans une quelconque alliance politique ou économique. L’amour et la compassion sont les qualités qui nourrissent le bonheur des hommes. Elles sont à mettre au service du bien collectif comme individuel, dans la mesure où nous sommes de plus en plus interdépendants.

C’est à nous, et à nous seuls, de réparer nos erreurs et nos comportements lourds de conséquences pour l’environnement. Nous avons dégradé la planète avec les produits chimiques, les déchets nucléaires, nous nous sommes servis comme si ses ressources nous appartenaient et qu’elles étaient illimitées.
Nous avons affaire à des problèmes urgents qui mettent en péril l’existence de l’humanité entière. Les dirigeants des peuples et des nations doivent absolument s’ouvrir à une nouvelle forme de dialogue où la responsabilité universelle serait au centre des préoccupations des citoyens et des décideurs. Nous avons des « droits », mais aussi et surtout des « devoirs » : « Responsabilité humaine », « Responsabilité des nations », « Responsabilité globale de la planète ».

C’est là le seul « Salut » des peuples, des nations, de la planète.