Quelques réflexions sur la responsabilité universelle

 

 

Au cœur de ce monde, nous sommes de plus en plus interdépendants : les intérêts propres à l’individu sont indissociables des intérêts collectifs. Si nous n’éveillons pas dans les conscience le sens de la responsabilité universelle, si nous ne le nourrissons pas, nous mettrons en danger notre futur. – Dalai Lama

La responsabilité universelle est la meilleure réponse que j’ai trouvée pour que cohabitent bonheur individuel, paix dans le monde, exploitation juste des ressources naturelles et respect de l’environnement afin de léguer aux générations futures le meilleur.

Les individus et les dirigeants ont oublié les liens qui nous unissent en tant que « citoyens du monde ». Beaucoup de conflits dans le monde sont nés de la perte du sentiment d’appartenance à la « famille humaine ». Au-delà de la diversité des communautés, des couleurs, des religions, des cultures, les langues, des idéologies, n’oublions pas que les besoins de paix, de bonheur et d’harmonie dans les relations sont universels. Bien que des communautés, des chercheurs et de nombreux philosophes à travers le monde soient conscients de cela, rares sont ceux qui œuvrent dans ce sens.

Aujourd’hui, nous sommes entrés dans un nouveau millénaire incohérent et dysfonctionnel : crises économiques, trahisons politiques, confusion sociale, problèmes environnementaux, souffrances psychologiques, catastrophes nucléaires… Cette situation désastreuse est le résultat des actes des hommes, nous ne pouvons l’ignorer. Si nous comprenons que les enjeux sont l’avenir des générations futures et la survie des hommes, il est de notre responsabilité de trouver des solutions.

 

Pour le docteur Samuel Aun Weor, philosophe spécialisé en sciences sociales et anthropologie, la source des événements extérieurs est uniquement notre intérieur. En d’autres termes, ces désastres, ces crises, ces problèmes sont la manifestation des problèmes que nous avons en nous. A nous donc de porter une attention particulière à notre état intérieur. Tant que nous ne prendrons pas notre responsabilité à titre individuel, les actions engagées par nos dirigeants pour le bien-être de chaque citoyen seront infructueuses.

J’ai conscience que je ne peux demander à tous les êtres de devenir bouddhistes ou d’adhérer aux concepts tels que le karma, le dharma et la réincarnation. Néanmoins, chacun est capable de prendre conscience qu’il y a une urgence à préserver la nature, à agir pour le bien des futures générations et de tous êtres vivants de notre planète, tout comme nos ancêtres ont veillé à nous léguer une place digne de ce nom.

L’intensité de l’intention est l’élément-clé qui détermine la qualité de la réalisation d’un souhait. Si cette intention est sincère, toute action, toute initiatives politique, aura une portée positive. La Dalai Lama, qui est au service de la paix au sein des peuple et entre les pays, a toujours incarné une intention de fraternité, de bonheur collectif, de sens des responsabilités.

La réponse à un monde meilleur réside donc dans une pratique sincère de l’amour et de la compassion par chacun de nous, au quotidien, et non dans une quelconque alliance politique ou économique. L’amour et la compassion sont les qualités qui nourrissent le bonheur des hommes. Elles sont à mettre au service du bien collectif comme individuel, dans la mesure où nous sommes de plus en plus interdépendants.

C’est à nous, et à nous seuls, de réparer nos erreurs et nos comportements lourds de conséquences pour l’environnement. Nous avons dégradé la planète avec les produits chimiques, les déchets nucléaires, nous nous sommes servis comme si ses ressources nous appartenaient et qu’elles étaient illimitées.
Nous avons affaire à des problèmes urgents qui mettent en péril l’existence de l’humanité entière. Les dirigeants des peuples et des nations doivent absolument s’ouvrir à une nouvelle forme de dialogue où la responsabilité universelle serait au centre des préoccupations des citoyens et des décideurs. Nous avons des « droits », mais aussi et surtout des « devoirs » : « Responsabilité humaine », « Responsabilité des nations », « Responsabilité globale de la planète ».

C’est là le seul « Salut » des peuples, des nations, de la planète.

Une Mongolie authentique

 

Le peuple altaïque, particulièrement reconnu pour ses nomades de l’Asie Centrale, vit sur les terres de Mongolie depuis ses origines. Son histoire est très riche.  Au fil des siècles, ces terres ont été occupées par les Kazakhs, les Kirghiz, les Russes et les Chinois. De nombreux Mongoles ont alors migré vers l’Inde et l’Iran, tout en conservant précieusement leurs traditions et leurs croyances. Malgré ces épisodes de migration et de colonisation, le peuple altaïque est resté fortement concentré en Mongolie.

Les nomades vivent dans des yourtes dont la structure s’inspire de leur représentation de l’univers. Ce n’est pas un hasard si leur forme est ronde : c’est un symbole d’harmonie et de circulation fluide de l’énergie vitale lors de la respiration.

Le haut de la yourte, par lequel la lumière pénètre, représente l’unité. De là partent deux colonnes qui représentent deux polarités : les esprits divins masculin et féminin. Les murs et tentures symbolisent la sagesse, et sont au service de la lumière qui se concentre sur la partie haute. Les perches symbolisent les mystères qui entourent toute chose. Une yourte bien construite est alors alignée sur les valeurs des lois de l’univers et des lois de la vie et de la mort sur Terre. Chaque yourte a une âme.  J’aime de tout mon cœur l’aspect sacré du peuple altaïque, mon enfance est imprégnée de leurs légendes et de leur foi indéfectible.

Mongolian handicrafts yurt

 

Pour eux, l’univers est né de la lumière et représente une partie d’un autre absolu. Chaque homme contient en lui l’univers entier.

Les nomades vouent une adoration sans limite à la lumière qui les mène vers une meilleure compréhension des mystères de la Vie. Le mystère des montagnes, des rivières et des arbres est à la source du chamanisme. Le mystère des animaux sauvages est à la source des totems. Les Mongoles ont accueilli avec honneur et respect le Bouddhisme. Leurs valeurs sont en totale adéquation avec le chemin que propose cette religion. Ils reconnaissent en elle des méthodes qui aident l’homme à s’élever au plus près du divin.

Peut-être que je fais partie des dernières générations de Mongoles qui ont foi en cette sagesse ancestrale. Cette dernière a de la difficulté à perdurer au sein des nouvelles générations qui baignent dans l’ultra-capitalisme. Je vous remercie en tous cas d’avoir pris le temps de découvrir mon blog : mongolianhandicrafts.com.

Je continue à croire qu’il est juste de donner accès à tous à ce patrimoine spirituel. Les difficultés que nous rencontrons au quotidien naissent parfois d’une mauvaise compréhension des lois universelles et de l’ignorance.

C’est à vous maintenant, cher lecteur, de décider choisir la voie à suivre.

Mongolian Handicraft soutient les nomades de Mongolie et leur mode de vie traditionnel par la vente de produits qu’ils ont confectionnés. Si vous souhaitez aussi les soutenir, nous vous invitons à découvrir notre boutique :